Septains – 2

J’attends. Je ne sais rien faire d’autre depuis qu’il n’y a rien
à vivre que le givre opale à ta fenêtre. J’attends et tends
les lèvres vers ton souvenir. J’essaie d’entendre ton rire
qui bat de l’autre côté du temps. Je sais que tu me sens

presque. Que tu me prends pour l’hiver qui se serait collé
la langue à la vitre. Pourtant c’est moi. Il me semble que c’est
moi. Dis-moi que c’est moi. J’oublie souvent. Je n’existe plus très bien.