The Visitors

Nous y sommes tous allés une fois.

C’est une ancienne maison de campagne.

L’élégance y murmure l’autrefois. Et la patine
y chante le sans lendemain des fêtes et de l’amour.

Nous nous y retrouverons un beau jour. L’amitié
sourira à nos lèvres comme un baiser gratuit.

 Once again I fall into my feminine ways.

Septains – 27

Les couleurs les plus marquantes ne sont jamais
bavardes. Elles n’ont rien à nous dire. Elles nous
aperçoivent à peine quand nous passons auprès
de leur silence. Et si nous nous approchons trop
elles s’envolent au loin. Leurs ailes froissements

de lumière. L’oiseau non plus n’est pas bavard.

Même quand il chante il sait se taire.

Septains – 25

Tu voudrais consentir. À tout. Pour vivre une fois
voir ce que c’est. Mais l’oui s’épuise au fond des poches
percées de tes jeans. Il t’en reste peut-être un seul qui compte

encore. Faut pas que tu le gaspilles. À te calciner
l’intelligence contre la vie. Toi la mouche innocente. Toi
qui t’électrocuterais sur tout ce qui brille. Rends grâce à l’ombre.

L’avenir te parle l’écume aux lèvres. Rien ne t’oblige à lui répondre.

Septains – 24

Rien ne vit jamais seul. Pourtant ta poésie demeure
inhabitée. Sauf pour quelques traces de pas laissées là
à dessein. Décor de pacotille. Le temps soufflera tout.

Étais-tu seul quand on pleurait pour toi ? Ou quand on
t’a souri – trop timidement peut-être ? Tout ce que tu dis
est une promesse. La vie s’attache à toi par des espoirs

que tu ignores. Quelqu’un respire toujours sous tes caresses.